Deux canadiens, M. Wackernagel et W. Rees ont développé dans les années 1990 le concept « d’empreinte écologique » afin de mesurer le poids réel de l’activité humaine sur la terre. Le mode de vie des habitants d’un territoire est ainsi calculé à partir de ces habitudes alimentaires, du logement (superficie et mode de chauffage), des déplacements (mode et kilométrage), de la fabrication de la fourniture et de la consommation des biens et services. La mesure de ces différents facteurs permet d’obtenir l’empreinte écologique totale d’un habitant. Jusqu’il y a peu, nous avions l’impression que les ressources de notre planète étaient inépuisables. La Terre avec sa surface totale de 51 milliards d’hectares devait suffire largement. En très résumé, cela représente 11,4 milliards d’hectares biologiquement productifs (il faut soustraire les déserts, les reliefs arides, etc.), soit ¼ du total ! Pour les 6 milliards que nous sommes cela représente donc environ 1,9 ha par habitant. Si nous réservons un peu d’espace à la biodiversité, à la « nature sauvage », il ne reste que 1,7 hectare pour chacun d’entre nous. Mais, mais… La pression que nous exerçons au travers de nos actes quotidiens, en consommant des ressources et en produisant des déchets, est aujourd’hui d’environ 2,5 ha en moyenne : c’est notre empreinte écologique. Pour nous, Belges, c’est plus de deux fois autant ! C’est donc nettement plus que la capacité naturelle de la terre! Cette pression a dépassé la capacité de la terre depuis la fin des années 1970. Nous vivons donc sur les « réserves » (voyant sur rouge) de la planète ! C’est un cadeau peu réjouissant pour nos enfants et petits-enfants. Bien sûr, il importe que nos gouvernants appliquent des politiques intelligentes et durables. Cependant, nos modes de vie individuels sont tout aussi importants et, par l’exemple que nous donnons, nous avons le pouvoir de changer des comportements et des habitudes, dans nos ménages, au travail, dans notre quartier, notre ville, notre pays. . Il existe différentes méthodes pour « calculer » notre empreinte écologique. Ce n’est donc pas un calcul exact. C’est avant tout un outil destiné à susciter la réflexion.
* Méthode de Bruxelles Environnement : http://www.ibgebim.be/soussites/empreinte_ecologique/index.html
* Méthode du World Wildlife Fund (Belgique) : http://www.footprint-wwf.be/footprintpage.aspx?projectId=1&languageId=1
* Méthode de la Cité des Sciences (France) : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/developpement-durable/index.php
* Méthode de l’Université du Québec : http://sunensa.uqac.ca/empreinte/index.htm
Ce texte est grandement inspiré par les informations provenant du site http://urba.be/index.htm de l’échevin d’Auderghem, Alain Lefebvre. Merci de citer votre source.

Notre empreinte écologique
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