Projet de logement Chemin Vert : AVIS UNANIME DEFAVORABLE

Certains l’auront appris par ailleurs, après délibération la Commission de concertation à l’urbanisme a rejeté unanimement le projet Chemin vert – Ransbeek tel qu’il était envisagé par la Région (via la SFAR).

Comme de nombreux autres (associations et personnes privées), La Promenade Verte de N-O-Heembeek avait fait connaître sa position claire avant et pendant la séance de la Commission, en particulier sa prise de position par rapport aux besoins de logement dans la Région. Le sérieux et les argumentaires structurés ont été salués par l’échevin Ceux qui présidait la Commission.

Ce qui est intéressant à retenir de l’avis ce sont ses considérations. Nous vous les livrons – presque – sans commentaires.

Considérant les nombreuses réclamations introduites à l’occasion de l’enquête publique, portant principalement sur l’absence d’intégration, le déséquilibre en termes de densité et de gabarit par rapport au quartier, la disparition du caractère vert du site et le manque d’infrastructures correspondantes ;

Considérant que le bâtiment A [le bloc principal] est implanté dans le périmètre du permis de lotir AN 968 délivré à la Ville le 19/01/99 modifiant le permis de lotir AN 906 délivré le 24/03/95 [et qui imposait des règles d’urbanisme strictes];

Considérant l’absence de plans d’alignement pour le Chemin Vert et le Petit Chemin Vert ;

Considérant que le projet est en rupture avec l’environnement bâti, notamment le bâtiment A vis-à-vis de la Venelle de l’Alchimiste ;

Considérant que la demande ne prend pas en compte le caractère paysager et ne tient pas compte de la topographie du site;

Considérant en outre, que le bâtiment D [bâtiment le long du sentier du Chemin Vert, le plus proche de la zone verte] entraîne la création d’une voirie locale, déstructure l’îlot et n’offre pas une transition harmonieuse avec le parc ;

Considérant l’aspect monolithique des façades ;

Considérant cependant que le site offre un potentiel en termes d’urbanisation ;

Considérant qu’un déplacement de la voirie du Chemin Vert permettrait de bâtir sur ses deux rives [pour permettre des habitations « miroir » des maisons de la Venelle] ;

Considérant que le projet, par son ampleur, mériterait une étude de mobilité locale ;

A noter aussi qu’un dialogue semble s’installer via les cabinets des deux secrétaires d’Etat, Mr. Chr. Doulkeridis (logement) et E. Kir (urbanisme) afin d’arriver à un projet alternatif de construction plus harmonieux et respectueux de ses futurs habitants (qui de toute façon viendront), des riverains existants, de l’environnement.

Ce texte informatif peut être copié ou repris. Nous vous demandons seulement de mentionner votre source.

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter benoit.elleboudt@gmail.com